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Lutte contre les VBG : l’ADS sensibilise à l’usage responsable du numérique

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Durant deux jours, des acteurs associatifs et professionnels des médias se sont retrouvés à l’hôtel Terra Nostra de Ouidah pour une formation axée sur l’occupation de l’espace civique dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), en lien avec le Code du numérique et la nouvelle loi sur les associations et fondations. Organisée du jeudi 10 au vendredi 11 octobre 2025, l’initiative est portée par l’Alliance Droits et Santé (ADS), à travers les organisations CeRADIS, Le Bacar et Scoutisme Bénin. Un choix stratégique qui, selon les participants, arrive à point nommé.

Avec l’évolution du paysage juridique et le durcissement du contrôle autour de la gestion des données personnelles, les organisations sont désormais appelées à redoubler de prudence. Pour Simplice Metonou, du service des programmes de l’ONG CeRADIS, cette vigilance devient indispensable : « Aujourd’hui, il n’est plus aussi simple pour une ONG ou un acteur de terrain de publier certaines informations sans risquer de violer la loi, surtout en matière de données personnelles des victimes. »
Cette complexité croissante justifie pleinement l’approche préventive adoptée par l’ADS.

Un renforcement de capacités stratégique

Au programme, plusieurs thématiques clés : état de l’espace civique au Bénin, plaidoyer, contentieux stratégique, enjeux de la nouvelle loi sur les associations. Pour le formateur Landry Angelo Adélakoun, juriste et spécialiste des droits humains, cette mise à jour des connaissances était devenue nécessaire. « Nous avons revisité le cadre légal et institutionnel de l’espace civique, puis fait un voyage au cœur de la nouvelle loi sur les associations. Nous avons constaté qu’il y a des avancées à saluer, mais aussi quelques points qui pourraient susciter des inquiétudes. »
Selon lui, la loi n’impose pas fondamentalement de nouvelles obligations, mais marque une présence plus accrue de l’État dans le suivi et le contrôle, notamment sur les questions de financement.

En choisissant de se positionner sur la prévention plutôt que sur la réaction, l’ADS anticipe les risques de contentieux, de sanctions administratives ou de violations involontaires de droits liés au numérique. Une démarche que les participants saluent, car elle contribue à professionnaliser les pratiques militantes et médiatiques.

Des acteurs désormais mieux outillés

Réunis dans le cadre du programme régional Alliance Droits et Santé, une trentaine de participants issus d’organisations telles que Wildaf, Solutions ONG ou encore FND ont bénéficié de cette mise à niveau. À les entendre, ils se sentent désormais mieux préparés à exercer leurs missions dans le respect du cadre légal, tout en renforçant la lutte contre les VBG.

En initiant cette formation, l’ADS démontre sa capacité à se positionner comme veilleur stratégique dans un environnement juridique en mutation. Une manière de consolider l’espace civique, d’outiller les organisations et de garantir que le numérique reste un allié, et non une menace, dans la protection des droits humains.

benin-news.bj, l’information autrement.

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