Une semaine après la rentrée scolaire, les perturbations persistent dans le système éducatif gabonais. Pour tenter de rétablir la situation, le gouvernement a annoncé la régularisation de 3 000 enseignants et la création de 300 nouveaux postes budgétaires au sein de l’Éducation nationale.
Cette mesure représente un engagement financier estimé à près de 26 milliards FCFA par an. Selon les chiffres officiels, la régularisation des enseignants concernés entraînera un surcoût annuel compris entre 23,9 et 24 milliards FCFA, tandis que l’ouverture des nouveaux postes ajoutera environ 2,4 milliards FCFA. L’ensemble correspond à un peu plus de 12 % de la masse salariale actuelle du secteur.
Au-delà de l’urgence sociale, l’exécutif veut inscrire cette décision dans une réforme plus large de la gestion administrative. La ministre d’État en charge de l’Éducation, Camelia Ntoutoume Leclercq, a annoncé la mise en place d’un guichet unique destiné à accélérer le traitement des dossiers des agents.
Présentée comme un investissement dans le capital humain, cette initiative s’inscrit dans le Plan national de croissance et de développement. Son impact réel dépendra toutefois de l’amélioration durable de la gouvernance du système éducatif et de ses performances, dans un contexte marqué par un chômage élevé des jeunes malgré des dépenses publiques importantes.
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