CRIET : 24 mois de prison avec sursis requis contre l’ex-secrétaire exécutif de la mairie de Kpomassè
Au Bénin, le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a requis, le jeudi 15 janvier 2026, une peine de vingt-quatre (24) mois de prison assortie de sursis et deux millions de francs CFA d’amende contre l’ex-secrétaire exécutif de la mairie de Kpomassè, Dieudonné Aloukoutou, et l’un de ses collaborateurs, Gbaguidi Christian.
Les deux prévenus sont poursuivis respectivement pour abus de fonction et complicité d’abus de fonction. Le ministère public a demandé à la Cour de reconnaître la responsabilité pénale de l’ancien secrétaire exécutif dans cette affaire, ainsi que celle de son collaborateur pour complicité.
À la barre, la défense de Dieudonné Aloukoutou a plaidé la relaxe pure et simple, estimant que les faits reprochés ne sont pas juridiquement constitués. La Cour a mis son verdict en délibéré et renvoyé la décision au jeudi 29 janvier 2026.
Placée en détention préventive au début de la procédure, l’ex-SE de la mairie de Kpomassè avait bénéficié d’une remise en liberté provisoire en mars 2025. Son co-prévenu, poursuivi sans mandat de dépôt, comparaît librement.
Les poursuites portent sur de présumées irrégularités dans l’attribution de marchés publics liés à la construction d’un cimetière communal. Lors d’une audience précédente, le maire de Kpomassè, Kénam Mensah, avait évoqué des manquements graves, notamment le paiement intégral de l’entreprise adjudicataire alors que tous les travaux prévus n’auraient pas été exécutés. D’autres anomalies, telles que l’usage de faux cachets, de numéros de transmission fictifs et l’imitation de signatures, ont également été relevées.
Face à ces accusations, les deux prévenus ont toujours plaidé non coupable. Le verdict attendu devrait fixer les responsabilités dans ce dossier suivi de près par l’opinion publique locale.
