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CAN 2025 : Marc Brys payé et primé malgré son éviction, David Pagou sans contrat ni rémunération

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À quelques semaines de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le football camerounais a été secoué par une situation pour le moins inhabituelle, mêlant décisions sportives, conflits institutionnels et conséquences financières.

Limogé par la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) moins d’un mois avant le début de la compétition, le sélectionneur belge Marc Brys a été remplacé sur le banc des Lions Indomptables par l’entraîneur camerounais David Pagou. Cette décision faisait suite à de vives tensions entre le technicien belge et la fédération, dirigée par Samuel Eto’o.

Un contrat jamais rompu avec l’État

Si Marc Brys a été écarté sportivement, son contrat, signé avec le ministère camerounais des Sports et non avec la Fécafoot, n’a jamais été officiellement résilié.

Selon plusieurs sources concordantes citées par des médias spécialisés, l’État camerounais a continué à honorer ses engagements contractuels envers le technicien belge.

Cette situation juridique a permis à Marc Brys de continuer à percevoir son salaire, estimé selon les sources entre 44 000 et 60 000 euros par mois (assistants inclus), mais aussi de bénéficier de la prime liée à la participation du Cameroun à la CAN 2025.

Une prime estimée à plus de 20 millions FCFA

Malgré le fait qu’il n’ait pas dirigé l’équipe durant le tournoi, Marc Brys aurait touché une prime évaluée à un peu plus de 20 millions de francs CFA, soit environ 30 000 euros. Cette somme correspond aux primes liées au parcours des Lions Indomptables, qui ont atteint les quarts de finale avant leur élimination face au Maroc.

Des responsables du ministère des Sports ont confirmé à plusieurs médias que, sur le plan administratif, Marc Brys restait juridiquement le sélectionneur sous contrat, ce qui le rendait éligible à ces avantages financiers.

David Pagou, en fonction mais sans contrat

À l’inverse, David Pagou, nommé par la Fécafoot pour diriger l’équipe pendant la CAN, se retrouve dans une situation paradoxale. Bien qu’il ait effectivement conduit les Lions Indomptables durant la compétition, il ne disposerait pas de contrat officiel avec l’État et n’aurait, à ce jour, perçu ni salaire ni prime.

Le ministère des Sports estime que la responsabilité de sa rémunération incombe à la Fécafoot, qui l’a désigné. De son côté, la fédération considère que l’équipe nationale relève de l’État, créant ainsi un flou institutionnel qui pénalise directement le staff technique en place.

benin-news.bj, l’information autrement.

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