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🇧🇯 Marchés agricoles au Bénin : des prix en baisse, mais toujours de fortes disparités

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En janvier 2026, les marchés agricoles ont affiché une activité soutenue, portée par la disponibilité des récoltes récentes et les premières productions de saison sèche. Globalement, l’offre reste satisfaisante, même si les prix varient sensiblement d’un marché à un autre.
Le maïs, produit de large consommation, a connu un repli notable. Le kilogramme s’est négocié en moyenne à 153 F CFA à l’échelle nationale. Les écarts demeurent toutefois importants : 85 F CFA à Bembèrèkè contre 220 F CFA au marché international de Dantokpa. Sur un an, plusieurs marchés enregistrent des baisses significatives, signe d’un bon niveau de stocks et d’une amélioration relative de l’accessibilité.
Le gari, de son côté, affiche une relative stabilité. Les prix oscillent entre 135 F CFA à Kétou et 500 F CFA à Dantokpa, pour une moyenne nationale estimée à 314 F CFA/kg. Si certaines localités ont connu des replis sensibles, d’autres, notamment Bohicon et Parakou, ont enregistré de légères hausses liées à la demande et aux coûts d’acheminement.
Plus contrastée, la situation du niébé met en évidence de fortes disparités. Le kilogramme s’est vendu à 335 F CFA à Glazoué contre 735 F CFA à Ouando, avec un prix moyen de 517 F CFA/kg. Malgré une tendance annuelle globalement orientée à la baisse, les niveaux pratiqués dans plusieurs centres urbains continuent de peser sur le budget des ménages.
Le riz local n’échappe pas à ces différences. Les prix varient de 270 F CFA à Bembèrèkè à 655 F CFA à Dantokpa. Si la tendance mensuelle reste globalement stable, des hausses ponctuelles sont observées dans les grands pôles commerciaux, où la demande demeure soutenue.
Dans l’ensemble, l’approvisionnement reste correct en cette période de transition vers la saison sèche. Les replis enregistrés sur certaines denrées contribuent à soulager les consommateurs, mais les disparités régionales rappellent la nécessité d’un suivi attentif, notamment face à l’évolution des stocks et aux effets à venir de la saison sèche.

Source : La Nation

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