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Amélioration de la qualité des soins de santé au Bénin : la therérapie de choc de l’ARS

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(Après les patients, une charte des droits et devoirs élaborée pour les professionnels de santé)

L’Autorité de régulation du secteur de la santé (ARS), a organisé du 2 au 6 mars 2026 à Grand-Popo, un atelier de co-construction et de pré-validation de la charte des droits et devoirs des professionnels de santé. L’initiative fait suite au lancement officiel de la charte des droits et devoirs des patients. Elle a mobilisé plusieurs acteurs stratégiques tels que, les syndicats du secteur de la santé, les associations et ordres professionnels de la santé, les écoles de formation aux métiers de la santé, l’OMS, les organisations des utilisateurs des services de santé, le ministère de la santé.

Elaborer une charte des droits et devoirs des professionnels de santé, en s’appuyant sur la charte des droits et devoirs des patients déjà élaborée, les codes harmonisés de déontologie et d’exercice des médecins dans l’espace CEDEAO et les références législatives, réglementaires et conventionnelles existant en la matière. C’est l’objectif de cet atelier de co-construction et de pré-validation de la charte des droits et devoirs des professionnels de santé initiée par l’ARS pour davantage améliorer la qualité des soins de santé au Bénin. En clair, l’initiative vise à renforcer la gouvernance du système de santé en établissant un cadre de référence clair qui précise à la fois les droits et les obligations des professionnels de santé dans l’exercice de leurs fonctions. En effet, ces derniers constituent un maillon essentiel de la chaîne de prise en charge sanitaire et doivent évoluer dans un environnement professionnel sécurisé, respectueux des normes éthiques et déontologiques. À travers cette charte, l’ARS entend favoriser une meilleure compréhension des responsabilités professionnelles, prévenir les conflits dans la relation soignant-soigné et améliorer les conditions d’exercice des praticiens. L’objectif est également de contribuer à la sécurité des patients, à la qualité des prestations sanitaires et au respect des droits humains dans les établissements de santé.

Un outil pour renforcer la sécurité des patients

Prenant la parole à la clôture de l’atelier, le président de l’ARS, le docteur Lucien Dossougbété, a salué la qualité des travaux réalisés par les participants. Il a comparé la charte en gestation à une œuvre intellectuelle façonnée avec minutie, précision et attention aux moindres détails. Selon lui, cet instrument ne doit pas être perçu comme un dispositif visant à fragiliser les professionnels de santé, mais plutôt comme un cadre de protection et de valorisation de leur mission au sein du système sanitaire. << La mission du professionnel de santé requiert à la fois bienveillance, précaution et vigilance. C’est par la rigueur de notre engagement et la qualité de nos actions que nous pourrons instaurer des relations de confiance et de respect entre soignants et patients>> , a-t-il déclaré. Le président de l’ARS a également rappelé que la sécurité des patients constitue aujourd’hui un levier majeur pour améliorer la qualité des soins et renforcer la crédibilité du système de santé. Il s’agit pour lui, d’une boussole pour l’éthique et l’excellence médicale car souligne-t-il, chaque droit et chaque devoir inscrit dans cette future charte devra servir de boussole pour guider les professionnels de santé sur le chemin de la qualité, de l’excellence et de la sécurité des soins. << Respecter la dignité de chaque patient, veiller à son bien-être, agir avec intégrité et écouter avec compassion doivent demeurer au cœur de la pratique médicale », a-t-il souligné. Loin d’être un simple document, cette charte élaborée est un vade-mecum pour les professionnels de santé. Elle comporte 21 devoirs et 19 droits.

Dieudonné Sodabi

benin-news.bj, l’information autrement.

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