Les États-Unis manifestent un regain d’intérêt pour la situation sécuritaire au Sahel, particulièrement au Mali. Dans un message publié le 4 novembre 2025 sur X, le sous-secrétaire d’État américain Christopher Landau a salué les efforts des Forces armées maliennes (FAMA) dans leur lutte contre les groupes extrémistes affiliés au JNIM.
Le diplomate américain a également indiqué avoir échangé avec le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, sur les enjeux sécuritaires régionaux. « J’ai eu une excellente conversation avec le ministre afin d’évoquer nos intérêts communs en matière de sécurité. Je me réjouis à l’idée d’une coopération renforcée », a-t-il déclaré.
Ce rapprochement traduit la volonté de Washington de maintenir un dialogue diplomatique avec Bamako, malgré la rupture des liens entre le Mali et plusieurs partenaires occidentaux depuis 2022. Les États-Unis cherchent ainsi à réaffirmer leur présence dans une zone où la Russie et la Chine renforcent leur influence.
Pour Washington, le Sahel reste une zone d’instabilité majeure, marquée par la présence de groupes jihadistes tels qu’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Cette nouvelle orientation américaine, plus pragmatique, vise à instaurer une coopération ciblée avec le Mali autour de la lutte antiterroriste.
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