Le Conseil national de transition (CNT) de Guinée-Bissau a adopté, mardi 13 janvier 2026, une nouvelle version de la Constitution. Cette réforme, présentée comme la première révision majeure depuis 1995, vise à clarifier l’architecture institutionnelle tout en renforçant les prérogatives du président de la République, sans remettre en cause le caractère semi-présidentiel du régime.
Selon le CNT, le texte révisé allège le préambule de ses références idéologiques et redéfinit plus précisément la répartition des compétences entre les institutions. L’objectif affiché est de réduire les conflits d’attributions qui ont longtemps fragilisé la gouvernance du pays. Les autorités assurent que l’esprit de la Constitution de 1995 est globalement préservé, avec des ajustements ciblés sur le fonctionnement de l’exécutif.
Désormais, le président de la République cumule les fonctions de chef de l’État et de chef du gouvernement. Il dirige l’action de l’exécutif, préside le Conseil des ministres et supervise le Premier ministre, placé sous son autorité. Le chef de l’État conserve également le pouvoir de dissoudre l’Assemblée nationale, tandis que le Parlement maintient ses prérogatives législatives et de contrôle, notamment à travers l’approbation du programme gouvernemental et les mécanismes de censure.
Cette révision constitutionnelle intervient dans un contexte politique sensible. Le pays est gouverné par un haut commandement militaire depuis le 27 novembre 2025, à la suite du renversement du président Umaro Sissoco Embaló, survenu à la veille de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle. Une transition institutionnelle qui redessine en profondeur l’équilibre du pouvoir en Guinée-Bissau.
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