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CRIET : deux individus face à de lourdes réquisitions après le putsch avorté du 7 décembre 2025

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La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a poursuivi, ces derniers jours, l’examen de plusieurs dossiers liés à la tentative de coup d’État avortée du 7 décembre 2025 contre le président Patrice Talon. Un retraité de banque et un jeune internaute sont poursuivis pour des faits d’apologie de crimes contre la sûreté de l’État et d’incitation à la rébellion. Dans l’ensemble des dossiers, le ministère public a requis des peines lourdes.

Un ancien employé de banque aujourd’hui à la retraite est poursuivi pour incitation à la rébellion et apologie de crimes contre la sûreté de l’État, rapporte Libre Express. Il a été interpellé le 12 décembre 2025 à Porto-Novo, à la suite d’un commentaire laissé sous une publication Facebook le jour du putsch avorté.

Selon le ministère public, l’exploitation de son téléphone a révélé des échanges antérieurs jugés préoccupants avec un proche. Le parquet a notamment cité un message dans lequel le prévenu aurait écrit : « Seul un coup d’État, ou à tout le moins une action violente, peut conduire à un changement de régime », ajoutant qu’il ne croyait pas possible de battre le pouvoir en place par des élections crédibles.

À la barre, le retraité a sollicité la clémence de la Cour. Le parquet spécial a requis cinq ans de prison ferme et dix millions de francs CFA d’amende. Son avocat, Me Hugo Koukpolou, a appelé à l’indulgence, estimant que son client avait été emporté par le contexte national. « L’égarement n’est jamais loin lorsque l’emballement gagne toute une nation », a-t-il déclaré.

Un jeune internaute face à ses publications

Un autre prévenu, âgé d’environ 30 ans, est poursuivi pour une publication Facebook que le parquet considère comme faisant l’apologie des événements du 7 décembre 2025. À l’audience, le jeune homme a semblé surpris par les faits qui lui sont reprochés. Il a affirmé ne pas se souvenir de la publication incriminée, évoquant un contenu repris d’un groupe Facebook. Le ministère public lui a rappelé que le message avait bien été publié sur sa propre page. « C’est moi qui ai écrit ça ? Je ne savais même pas. Ça m’a choqué moi-même », a-t-il lancé, niant toute intention délictueuse.

Dans ses réquisitions, la cinquième substitut du procureur spécial près la CRIET a demandé à la Cour de le retenir dans les liens de l’infraction d’apologie de crimes contre la sûreté de l’État et a requis cinq ans de prison ferme assortis de dix millions de francs CFA d’amende.
Son avocat a plaidé la maladresse et l’absence d’intention de nuire aux institutions. Lors de sa dernière prise de parole, le prévenu a imploré la clémence de la juridiction : « Du fond de mon cœur, je vous demande pardon », a-t-il déclaré.

Verdict attendu le 24 mars

Dans l’ensemble de ces dossiers liés à la tentative de coup d’État déjouée, la CRIET a mis les affaires en délibéré. Les décisions sont attendues le mardi 24 mars 2026, selon les informations rapportées par des envoyés spéciaux à l’audience, rapporte Libre Express.

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